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Lundi 20 décembre 2004 1 20 /12 /Déc /2004 00:00

Etant donné que je ne peux créer l'histoire, le plus simple est donc que je reprenne un extrait d'une brochure réalisé pour l'ONAC (Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre) assez simple et instructive, et en plus bien écrite, sur le sujet de la libération de la Sarthe. Je me permets donc de le mettre en ligne. Cela reviendrait au même si je réecrivais tout l'article en changeant les mots, cela ferait plus personnel mais ça s'appelle du plagiat alors...


Le 9 août 1944, le 355ème régiment appartenant à la 90ème D.I. devant la cathédrale.
Photographie US Army. Collection Chotard

Un département sous le feu des Alliés
Début 1944, comme dans de nombreux autres secteurs de l'ouest de la France, les anglo-américains lancent des actions militaires d'envergure afin de garantir toutes les chances de succès au Débarquement prévu le 6 juin. Ils détruisent prioritairement les voies de communication ainsi qu'une partie des moyens de production de l'ennemi avec pour objectif de bloquer ou de retarder les troupes ennemies qui pourraient se diriger vers la Normandie. Si le centre ville du Mans est épargné par les Alliés, ceux-ci attaquent les points stratégiques de l'agglomération tels que la gare, l'aérodrome, les voies ferrées, les usines Junker et Renault ainsi que les ponts sur la Sarthe et sur l'Huisne. Les bombardements touchent malheureusement les quartiers périphériques du Mans (quartier Batignolles) et des communes à proximité de la ville. La population déplore la destruction des domiciles mais surtout la mort de nombreux proches. Les attaques du 7 et du 14 mars sont particulièrement sanglantes malgré les avertissements figurant sur les tracts lancés par la coalition pour demander aux habitants quitter les zones à risques. Au lendemain du Débarquement en Normandie, les attaques se poursuivent. Le département est en état de siège. A la mi-juin, les bombardiers anglo-américains sont si nombreux dans le ciel qu'un témoin remarque que Ton ne sonne plus les alertes aériennes. Les transports sont paralysés et les pannes d'électricité et de gaz incessantes. Les Allemands réquisitionnent l'hôpital du Mans pour y soigner leurs blessés rapatriés du front de Normandie. Ces opérations militaires se poursuivent jusqu'au début du mois d'août. Le bilan humain sera lourd : environ 250 civils décèdent des suites des raids aériens.

 
La gare de triage après les bombardements des 7 et 14 mars 1944.
Collection Chotard

Une activité accrue de la Résistance
La résistance sarthoise redouble d'efforts pour aider de son mieux les Alliés et accélérer la libération de la France. Les combattants de l'ombre commettent quelques attentats, sabotent les installations et les biens qui appartiennent à l'occupant, procèdent à des attaques de mairies pour se procurer de l'argent et des papiers administratifs vierges, et coupent les lignes téléphoniques. Après le 6 juin, ce sont plus de 70 de ces actions qui sont menées. Les Alliés, conscients de l'aide que peuvent leur apporter les patriotes, parachutent à leur intention des armes et du matériel en juillet. Ces équipements sont répartis entre les différents groupes.
Certains d'entre eux, spécialisés dans la lutte année, se montrent particulièrement actifs contre l'ennemi : il s'agit des Groupes Mobiles Franco-Anglais (G.M.F.A.). Créés au mois d'avril 1944 pour harceler les troupes allemandes, ils sont à l'origine des quatre plus importants maquis, hormis celui de Ruillé-sur-Loir, qui vont se constituer dans la Sarthe en juin. Le plus connu est le maquis établi dans la forêt proche de la Charnie. Le 13 juin, les quelques hommes installés là reçoivent des armes et, en renfort, 3 aviateurs alliés et 4 Sénégalais évadés d'un camp de prisonniers portant l'effectif total à 27 hommes. Le 20, les Allemands les dispersent et font 8 prisonniers. Ils interceptent également un dernier parachutage. La Gestapo recherche activement les fuyards dans les environs. Au début du mois d'août, tous ces maquis tardifs sont démantelés.

Les Alliés et la 2ème D.B. en Sarthe
Contournant le front de Normandie par le Sud de la Manche et de la Mayenne, la 3e armée du Général Patton arrive en Sarthe en passant par la région de Sablé-sur-Sarthe le 8 août. Les premiers éléments de cette armée pénétrant dans le département sont des unités de la Deuxième Division Blindée (2ème D.B.) du général Leclerc, débarquée en France le 1e' août. La division française est incorporée à la 5e Division Blindée qui fait partie de la 79' Division d'Infanterie US. Leclerc organise sa division en groupements et sous-groupements qui sont mobiles et très rapides Ces formations progressent à travers un paysage de bocage en visant Mamers via Marolles-les-Braults. Ils évitent ainsi les routes meurtrières à proximité desquelles se cache des unités antichars allemandes.
Les Alliés progressent sans difficulté dans le sud évacué par les Allemands en bon ordre. Ils sont accueillis chaleureusement dans les communes où ils passent. La ville du Mans est libérée par le XV" Corps d'Armée américain le 8 août après quelques rares combats mais les occupants ont pris soin de détruire les ponts et de faire exploser leurs stocks de munitions. La 2ème D.B. contourne la capitale sarthoise et stationne quelques heures à NeuviIle-sur-Sarthe. Cependant, au nord de la capitale sarthoise, l'armée allemande s'efforce de retarder la jonction entre, d'une part, les troupes alliées qui, après le Mans, se dirigent vers leur principal objectif, Alençon, et, d'autre part, celles qui se trouvent au nord de la forêt d'Ecouves dans l'Orne. Les occupants établissent une ligne de défense sur l'axe Saint-Marceau-Bonnétable. De violents accrochages ont lieu dans le Saosnois (nord Sarthe) le 10 août. La 2ème D.B. se heurte à la 9' Panzer à Mézières-sur-Ponthouin, venue en renfort de Nîmes. Elle parvient à s'imposer mais perd 22 hommes à l'issue de cette journée. Les Américains subissent également des pertes à Nouans et à Doucelles. Des combats violents se poursuivent pour la 2ème D.B. le 11 août entre le croisement de la Hutte et Fyé. La vigueur de la contre-attaque alliée met un terme définitif à la présence allemande dans le département, complètement libéré le 11 août.

 
Un convoi américain remonte le Tunnel.
Collection Chotard


Une population partagée entre espoir et tristesse
Entre le 19 et le 23 août, le Général de Gaulle séjourne dans la ville du Mans accompagné par les autorités locales et des officiers. Acclamé par la foule, il prononce un discours dans lequel il exhorte la population à s'unir contre Hitler et à garder la foi en la France.
L'épuration commence pour les collaborateurs. Les prisonniers allemands, parmi lesquels de nombreux officiers, rejoignent le camp de Mulsanne qui devient le plus important camp d'internement de ce type en France. Les maires et les fonctionnaires ayant servi fidèlement Vichy sont révoqués. La nouvelle de la défaite allemande déclenche l'enthousiasme de la population mais n'efface pas les deuils trop récents et les privations qui ont cruellement touché les Sarthois pendant 4 années.

 
Collection J. Huter

D’après :

Auteurs : Odile Charbonneau, Christophe Potier, Christelle Quéré, Sylvère Vesnier

Pour l'album sur les cérémonies de la Commémoration de la libération du Mans du 8 août 2004

cliquez-ici =>

 

PS: Si vous aussi vous voulez mettre en ligne un article sur la libération de votre ville, département ou région n'hésitez pas à nous le proposer.

Par Adrien Guilloteau - Publié dans : le-mag-44
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Vendredi 26 novembre 2004 5 26 /11 /Nov /2004 00:00

 

Le n° 6 de Batailles et Blindés, magazine piloté par Yannis Kadari proposera un dossier spécial consacré au témoignage inédit d'un vétéran de la 2ème DB, Guy Bourée, que j'ai pu réaliser après de multiples rencontres avec cet homme au parcours exceptionnel. Ce dossier est agrémenté de plusieurs photographies de blindés totalement inédites. N'hésitez pas à suggérer des thèmes que vous souhaiteriez voir aborder dans ce magazine, qui propose par ailleurs une très intéressante biographie sur Théodor Eicke

Par Stephane Delogu - Publié dans : le-mag-44
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Dimanche 21 novembre 2004 7 21 /11 /Nov /2004 00:00

Novembre 2003 : Visite du Camp de concentration du Struthof à Natzwiller, petit village alsacien situé à une cinquantaine de kilomètres de Strasbourg et à 800 mètres d’altitude dans un site forestier montagnard magnifique reflétant la paisible vie possible, tout en contraste avec les évènements qui s’y sont déroulés…

Tout d’abord un petit résumé du camp du Struthof… camp de concentration ? camp d’extermination ? camp de travail ? Et bien il est loin des camps de concentration « habituels » style Auschwitz ou autres mais il était bien sûr équipé d’une chambre à gaz en périphérie du village… Camp de concentration ? Oui ! Les internés sont principalement des Alsaciens, des Français de l’Intérieur, des Norvégiens, des Néerlandais, des Luxembourgeois et des Allemands, ainsi que quelques Tziganes. Pas de femmes elles sont dans les Kommandos extérieurs. Et camp de travail aussi, les déportés travaillaient dans une carrière de pierre… en plein état de fatigue (morale, physique…). Les détenus étaient assujettis au travail forcé: construction de routes et de nouveaux baraquements, travaux de terrassement, puis à partir de mars 1944, construction d'usines souterraines destinées à la Luftwaffe.

 Des milliers de déportés ont été exécutés ou bien sont morts d'épuisement à la suite de maladies, de mauvais traitements, de manque de soins, de privations ou de travaux exténuants, et de ce fait le KZ du Struthof est l'unique camp de concentration, à ne pas confondre avec les camps de transit comme celui de Drancy, implanté sur le territoire français de nos jours, car à l’époque l’Alsace était allemande. C'est en mai 1941, que sont arrivés des détenus en provenance du camp de Sachsenhausen pour effectuer les premiers travaux de terrassement et d'aménagement du camp. Les convois de déportés arrivaient en gare de Rothau, puis les déportés devaient monter à pied, sous les coups et les cris des SS, au camp de Natzweiler-Struthof situé à 8 kilomètres. Celui-ci couvre une superficie d'environ 4,5 hectares et est entouré d'une double clôture électrifiée, à l'intérieur de laquelle ont été édifiés 18 baraquements.

Le 31 août 1944, 2 000 détenus ont été transférés vers le camp de Dachau ainsi l'évacuation du camp s'est poursuivie jusqu'au 4 septembre 1944. A la libération du camp par les troupes alliées le 23 novembre 1944 celui-ci était vide. Au total, on estime à environ 47 000 le nombre des déportés qui ont été internés au camp du Struthof et dans ses Kommandos extérieurs, appartenant à 25 nationalités. 11 000 d'entre eux y sont morts, victimes des maltraitances infligés par les nazis.

Ne les oublions pas…

Alors voici quelques un des mes clichés que j’ai réussi à prendre dans ce lieu rempli d’émotion et de respect… à mon avis les photos parlent plus que des mots... à mon avis seulement...

 

Pour voir toutes les photos, car dans un souci d'affichage et de temps,

 cliquez ici => 

 

FIN.

Adrien GUILLOTEAU alias Dick Winters.

N'hésitez pas à faire vos remarques dans un souci d'erreurs possibles.


pour aller un peu plus loin:

http://crdp.ac-reims.fr/memoire/enseigner/Natzweiler_Struthof/01site.htm
http://test01163.sivit.org/phpBB2/viewtopic.php?t=920
http://hsgm.free.fr/campsdeconcentration.htm

Par Adrien Guilloteau - Publié dans : le-mag-44
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Samedi 20 novembre 2004 6 20 /11 /Nov /2004 00:00

 Chez Jerry Springer

Les urnes Américaines ont livré leur verdict : Georges W.Bush s'autosuccédera pour quelques plombes service compris. Ils ont choisi le moins mauvais à defaut du meilleur. La grosse erreur de Kerry aura été de proposer quelques mesures
auto-sabordantes, que l'opinion publique d'Outre-Atlantique a accueilli à coups de tomates et d'oeufs pourris. Entre autres, celles visant à accorder le mariage aux couples homosexuels. Loin de nous l'idée de porter un jugement formel sur l'opportunité de la réforme, encore que si la nature nous a conditionnés pour former des couples hétérosexuels tout au moins dans le cas du mariage, c'est qu'elle avait des raisons plausibles et crédibles de nous concevoir ainsi. Mais au dela du bien fondé des propositions novatrices de l'ex-futur candidat à la Maison Blanche, c'est le coeur de l'Amérique pudibonde qui a été frappé plein centre, c'est aussi ce qui a coulé Kerry face à Bush et ses contradictions.

Pudibonds, les Etats Unis ? y parait mon colon. Rien qu'en surface alors. Si il est vrai qu'un bout de sein pointant au travers de la lucarne declenche outre-Atlantique des bordées de moues scandalisées, le paradoxe Américain veut que les scénarios
scabreux et foireux remportent un succès inégalé. Suffit de se caler sur la chaine câblée AB1 vers 20 h 00 tous les soirs pour se rendre compte que nos amis ricains cultivent et se régalent de ce que la nature humaine produit de plus glauque : le "Jerry Springer Show". La recette est élémentaire : commencez par choisir un présentateur vedette qui manie la philosophie à deux euros avec une grande dextérité, à défaut d'être subtil par ailleurs. Super Jerry livre ses commentaires éclairés à la fin de chaque émission : l'avantage est qu'ils sont accessibles au plus grand nombre. Ils sont compréhensibles de tous, même après l'absortion massive de Budweiser, ce qui vu le niveau intellectuellement élévé du show doit correspondre grosso modo au public-cible.

Ajoutez à cela quelques individus dont le dénominateur commun est une atrophie du cerveau et invités sur le plateau à venir faire partager leurs histoires croustillantes dont l'épicentre se situe en dessous de la ceinture et le niveau au ras des pâquerettes. Nous ne vous donnerons pas la liste exhaustive des thèmes étudiés, tant elle est longue et modulable à souhait. On trouve des trucs marrants à souhait du style :  "j'ai fait un enfant à la meilleure amie de ma copine, qui est aussi enceinte de moi". Laquelle copine annonce sur le fil à son fiancé et en direct qu'elle n'est pas pas enceinte de lui, mais de son père. Ne nous prêtez pas, en nous lisant, des pratiques illicites telles que les fumeries de moquette le soir au coin du feu. Nous ne donnerons jamais dans cette chienlit, rassurez vous. Il est vrai que le scénario est invraisemblable,aussi nous ne pouvons que conseiller aux sceptiques de se caler sur AB1 à l'heure fatidique. c'est la meilleure des solutions pour avoir un avis éclairé sur l'étendue de la catastrophe. Pour pimenter le tout, les intervenantes du beau sexe n'ont qu'une lointaine ressemblance avec les naïades d'Alerte à Malibu, ce serait plus tôt Alerte chez Mac Do... Après quinze ans de traitement intensif au hamburger-frites-mayo. Pour ne pas être en reste, l'intellect des messieurs est inversement proportionnel au poids des dames, ce qui donne un aperçu de la brochette de crétins qui font la gloire de Jerry Springer.

Le tableau serait incomplet sans le public. Imaginez un troupeau de couillons de la lune hystériques shootés à la Budweiser, scandant à l'unisson ce qu'un tableau lumineux planqué dans un coin de la salle leur fait anonner et vous aurez un aperçu de ce que l'Amérique pudibonde porte aux nues tout en s'offusquant à la vue d'un postérieur dénudé. Le tout ponctué de commentaires aussi creux que le gouffre de Padirac et imagé d'une gestuelle dont Eminem et Joey Starr sont les meilleurs
représentants. Si vous avez choisi un programme qui se regarde sans effort, sans reflexion et surtout sans surcroit de fatigue, Jerry et ses crétins de basse cour sont fait pour vous séduire. A défaut, jetez-y quand même un oeil. Vous mesurerez l'étendue de la catastrophe intellectuelle qui ravage les Etats-Unis d'Amérique et qui ferait bien de nous faire reflechir,nous qui avons l'habitude d'importer les idées porteuses d'audimat. Nous ne doutons certes pas qu'une certaine partie de notre population ranchouillarde rentre dans les critères de selection de Jerry Springer, mais nous ne sommes pas certains que l'arrivée de ce genre de spectacle chez nous apporte beaucoup à la grandeur de la France. Chez nos amis d'Outre Atlantique, c'est un peu différent, on est convaincu que tout ce sort des machines de l'oncle Sam ne peut qu'être utile à l'éveil de l'humanité. On se ermettra de rester sur une prudente reserve.

Pour tout vous dire, on a du mal a reconnaitre dans tout ce foutoir nauséabond les valeurs et l'esprit de nos libérateurs de 1944. Autant nous aimons cette Amérique là, celle à qui nous devons beaucoup et qui par son effort de guerre à évité à l'Europe une catastrophe humaine plus dramatique encore qu'elle ne le fut , autant les USA contemporains nous laissent froids et songeurs. Comment ont ils pu dériver vers cette anticulture, vers cette déclinaison presque délictuelle du glauque ? Comment n'ont-ils rien vu venir lorsque Jerry Springer et ses jumeaux ont commencé à deversé leurs poubelles sur le continent nord américain ?... Nous ne pouvons croire qu'il s'agit là des descendants des héros de Normandie, de Bastogne et des Ardennes. Nous ne pouvons pas davantage admettre que la Fayette et son corps expéditionnaire aient franchi l'océan pour un résultat aussi déprimant deux siècles et demi plus tard.

Dans quelques semaines, c'est justement le soixantième anniversaire de la Bataille de Bastogne qui sera célébré. Il ne faut que tout cela vous empêche d'y assister ou tout au moins d'y aller de votre petit moment de recueillement. Springer, ses dindons en
jupons, ses cow-boys à l'hypophise attrophiée et son public maniaco-depressif ne seront pas de la fête. Ils seront enfermés dans leur boîte à délire, quelque part dans la grosse pomme... Il serait dramatique de les exporter. Au mois prochain

Par Stephane Delogu - Publié dans : le-mag-44
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Samedi 20 novembre 2004 6 20 /11 /Nov /2004 00:00

Dans le numéro 30 de juin 2004, nous vous avions parlé du planeur  exposé au mémorial Pegasus de Ranville, dont les délais de livraison avaient donné des sueurs froides à quelques uns. Nous nous étions  lancés un peu vite en besogne en vous annonçant que la réplique à  l'échelle 1/1 serait opérationnelle pour le 60ème. Honte à nous sans  rémission, car en réalité il fut présenté très incomplet au Prince Charles le 5 juin dernier . Mais comme on s'y est pris pour que ce qui est en chantier 
soit invisible de l'itinéraire officiel, la délégation de sa gracieuse  majesté n'y a vu que du feu. Mais pas nous, auxquels s'ajoutèrent  quelques amateurs éclairés, médusés et désabusés et quelques  centaines de gogos interrogateurs à la vue de la partie arrière des  ailes, pour le moins en chantier. Heureusement, l'original fut traité 
avec plus de professionnalisme. En tout cas, pas un mot du très officiel comité du débarquement sur cette affaire. Pas de réaction non plus du coté de Buckingham Palace. On se demande comment on prendrait la chose, Charles ayant été quelque peu roulé dans la farine.

 

Par Stephane Delogu - Publié dans : le-mag-44
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